Une ancienne employée d’une clinique de suicide suisse raconte son expérience par Steven Ertelt

Note de la rédaction: La Suisse est devenue une destination internationale pour le suicide assisté. Des Canadiens y sont allés pour mettre fin à leur vie.

Zurich (Suisse) (LifeNews.com, 27 janvier 2009) – Une ancienne employée de la clinique de suicide Dignitas, en Suisse, a été si horrifiée par ce qu’elle a vu qu’elle raconte maintenant son histoire aux médias d’Europe. Soraya Wernli était une « accompagnatrice », la personne qui tient la main des patients qui mettent fin à leurs jours à la clinique suisse.

Quand Mme Wernli est allée travailler pour le fondateur de Dignitas, Ludwig Minelli, elle pensait qu’elle ferait du travail de bureau et qu’elle aiderait les patients dans une ambiance prétendument compatissante. L’expérience a été très différente, et bien pire.

“Mais alors, seulement quelques jours après que j’ai commencé à travailler, il m’a demandé de trier les objets dans les sacs de poubelle en plastique qui encombraient les escaliers,” a-t-elle dit au London Daily Mail.

Le sac contenait toutes sortes d’objets ayant appartenu à la défunte : téléphones, sacs à main, souliers, bijoux et lunettes.
“Je me suis aperçue que c’étaient des possessions laissées par la défunte. Les objets n’ont jamais été rendus aux membres de sa famille. Minelli fait signer à ses patients des formulaires disant que les possessions appartenaient désormais à Dignitas, puis vendait tout à des prêteurs sur gages et à des revendeurs d’articles usagés », a-t-elle dit au journal.

« J’étais dégoûtée. On voit d’anciennes photos de camps de la mort nazis où des gens trient les possessions de ceux qui ont été gazés. Eh bien, à l’instant même, c’est l’impression que j’ai eue,” a ajouté Mme Wernli. Mme Wernli a travaillé à la clinique de suicide pendant deux ans et demi, et elle a dit que sa formation d’infirmière ne l’avait préparée en aucune façon à une telle expérience.

Elle a dit au journal qu’elle avait commencé à considérer la clinique, non comme un lieu de compassion où terminer sa vie, mais comme une machine à tuer et à faire de l’argent qui exploite les invalides et les malades en phase terminale.

Elle a expliqué comment Minelli précipitait les gens dans le processus de mort en leur donnant les drogues mortelles quelques heures à peine après leur arrivée en provenance de l’aéroport.
“C’est la plus grosse décision que quelqu’un pourra jamais prendre. On devrait au moins permettre aux gens de passer la nuit pour penser à ce qu’ils font. Mais Minelli ne voulait rien savoir,” a-t-elle dit au Daily Mail. “Il m’a dit une fois que si les choses pouvaient se passer à sa façon, il aurait des distributrices où les gens pourraient acheter des barbituriques pour mettre fin à leur vie aussi facilement que s’ils achetaient une boisson gazeuse ou une tablette de chocolat.”
“Et Minelli a le culot d’appeler son établissement Dignitas, alors que la dignité est ce que ces pauvres gens reçoivent le moins,” a dit l’ancienne infirmière.

Mme Wernli travaille à un livre où elle raconte son expérience. Elle a dit au journal britannique qu’environ 1 000 personnes se sont suicidées avec l’aide de Dignitas et que les abus sont si criants que les responsables locaux se doivent de faire enquête.

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